Exposition de dessins

Imgor

C’est un coin de forêt où la nuit les bêtes viennent
Poser leurs corps las et fatigués.
La couche de litière épouse les courbes des souches larges
Dans les robustes angles ronds des douces racines.

C’est Imgor qui s’est réveillé là, de cette nuit paisible.
Il déroule haut son dos qui s’étire et le lève ; debout.

Il est une plante vive au milieu des feuilles mortes.
L’œil d’Imgor, brillant comme l’eau d’une source, s’ouvre dense
Dans la couleur de l’humus et des sangliers épais.

Imgor est humain.
Imgor est animal.
Comme chaque matin depuis,
Imgor est la forêt.

Il grogne, pour déloger pollen, la terre et la poussière
De son nez plein de la forêt.

Au dessus de lui un jeune arbre, un tilleul
Plein de feuilles scintillantes qui
apaisent le vol des moustiques.

Imgor veut suivre l’air
Des insectes et des branches et du ciel.
Il s’entiche d’un nuage vert et danse enfin
La fraîcheur éolienne du petit jour heureux.

Tout chez Imgor embrasse le velours vert
De ses poumons fragiles.
Il se fait un parure et regarde le monde fier
Comme un oiseau de paradis.

Plein et fort de ses ressources il
Offre sa présence a la forêt il
Grogne comme
Grandissent les
Marronniers.

Il se glisse dans les terres molles il
Se lave, éclaboussant les souches de
Ses puissants ferments.

Les sons les chairs les vapeurs les dents la danse lubrique des transes
S’offrent maintenant aux esprits.
Il est l’odeur de la vie et il
Enseigne aux esprits.

Lorsqu’enfin la forêt le regarde,
Imgor la pénètre
Pour enseigner l’étreinte
À l’immensité.

L’espoir radical animal

Un mètre cube de rien

Et au dessus, une racine.

Une racine sanguine couchée sur
Ce mètre cube de rien.

Quelques vigoureuses limaces
essayent bien d’accrocher
cette racine presque bleue avec
Leur yeux-langues. Mais

Reste
Impossible
Cette réalisation.

Dans ce mètre cube rien
Ne peut entrer parce qu’ Continuer la lecture de « L’espoir radical animal »

Totem

Cher bois de chair aux yeux moisis,
Rappelle aux vents, aux cailloux chéris,
Les sensations de leur ébullition
Et la croûte épaisse de mon sang.

Je t’ai vu, animal,
Tu as soif, animal,
Ta truffe chaude et de
Sève
Me soulève.

Assis, coriace et corsé j’ai
Érigé ta présence
Instable et cloutée en
Crin de crête tu
Bandais dans ma tête
Et ta force présence maintenant
Se dresse
Seulement au vent.
Et un vent seulement,

a couvert d’une vie claire et bleutée
L’immense Totem que je voulais,
De corps et de corps seulement.

mot

mot

Mais je suis toujours vivant

globg à parler du monde par la sensation qu’il procure. Chaque idée doit donc être finie par : « mais je suis toujours vivant ».

J’ai perdu le rythme
mais je suis toujours vivant.
J’ai gonflé mes nerfs
mais je suis toujours vivant.
J’ai obscurcie mon nom,
Mais je suis toujours vivant.
Je ne sens plus ma viande
mais je suis toujours vivant.
J’habite dans la moelle que je mange
et dans cet os creux obscure
je suis toujours vivant.

J’ai marché dans le vent
Appuyé sur un nuage
Escaladant des marécages
Mais je suis toujours vivant

J’ai arraché un bout de ciel
Afin de couvrir les ailes
D’un chien défaillant
Mais je suis toujours vivant

Puis j’ai pris une de ses plumes
Pour y verser un peu de sang
Et sous le ciel et son enclume
Je suis toujours vivant

Hors de l’écho du monde,
je suis toujours vivant.

Dans le rien qui traverse,
Je traverse le monde.
Une fois mort et mort seulement,
je serai toujours vivant.

globgparticipatif

Naissance du collectif-blog

Sur ce blog des nouvelles, des dessins, mais aussi des textes, des séries de textes, et des appels à texte. Explications : seront référencés ici

  • Mes projets,
  • Mes dessins,
  • Et mes idées de texte que parfois j’écrirai, parfois non. Les globgs, que chacun est invité, par le biais des commentaires, à développer, à déglobger.

Globg : C’est une intention désordonnée, directement influencée par un inconscient entendu ; ça fait beaucoup de in-, hein ?
Déglobgation : C’est un morceau de résolution, une part de libération par le langage. Qui ne résoudra en rien sa volonté à être enfin possiblement vécue.
(Mission 1 : écrire un wiki-globg, parmis d’autres nouvelles familles de pensées à ce blog -c’est fait-).
J’ai maintenant besoin de ma transe quotidienne.

vernissage du 14/02/2017

d’une chose à l’autre

D’une chose à l’autre.

L’exposition de dessins à La Part du hasard avec Charlotte Georgin est finie

Alors je donne naissance à un blog, intitulé le Globg du Collectiftoutseul.fr

Une chose est une truc flou qu’on ne peut définir, ici c’est la flemme qui est responsable. La flemme est aussi très souvent à l’origine d’un acte poétique.

Alors une autre chose encore, parmis toutes celles qui sont à venir ici :

Une revue littéraire naissante, qui aime les choses-textes, et les dessins de choses du collectiftoutseul : La Coudée

Vous trouverez ici à l’avenir des choses vraiment intrigantes, et floues, comme beaucoup de ces choses qui manquent à vos certitudes.

Cordialement,

Léopold